Affaire Villanueva: “Fredy n’a jamais touché à Jean-Loup Lapointe”
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Bien qu’il se soit penché en sa direction en agitant les bras dans les airs, Fredy Villanueva n’a jamais touché au policier Jean-Loup Lapointe pendant que celui-ci tentait de maîtriser son frère Dany au sol, a affirmé vendredi un témoin oculaire de la désormais célèbre fusillade du parc Henri-Bourassa.
Gerardo Escobar jouait au soccer avec des enfants et d’autres jeunes adultes le soir du 9 août 2008, sur le terrain situé tout juste derrière le stationnement du parc, séparé par une simple clôture du lieu de la tragédie.
Témoignant à l’enquête du coroner André Perreault sur la mort de Fredy par le policier, l’homme a raconté en détail chaque moment de l’intervention dont il a été témoin.
Ainsi, M. Escobar a expliqué en espagnol que Fredy Villanueva a imploré en criant à plusieurs reprises l’agent Lapointe de laisser son frère tranquille. Le dos légèrement penché vers le policier et les mains sur les genoux, le jeune homme levait les bras dans les airs à l’occasion,
« comme pour dire au policier d’arrêter de battre son frère »,
a-t-il précisé alors qu’il était questionné par le procureur du coroner, Me François Daviault.
Le témoin jure par ailleurs qu’en aucun temps durant cet épisode, il n’a vu Fredy toucher à Jean-Loup Lapointe.
« Ils étaient à environ deux bras de distance »,
a-t-il assuré. M. Escobar a toutefois souligné que les deux individus lui faisaient dos à cet instant.
Quelques secondes plus tard, les quatre coups de feu tirés par l’agent Lapointe, dont deux ont atteint mortellement Fredy Villanueva, retentissaient dans le parc.
« C’était très rapide. J’ai pris les enfants et je les ai amenés avec moi. Ils pleuraient beaucoup et ils criaient »,
relate M. Escobar.
Cette version des faits correspond aux témoignages des autres jeunes présents dans le parc ce soir-là, mais elle contredit celle de l’agent Lapointe, qui avait déclaré que Fredy Villanueva avait tenté de l’étrangler.
Selon les rapports d’experts en balistique, le jeune homme a été abattu à bout portant, laissant donc sous-entendre qu’il n’y avait pratiquement aucune distance qui séparait les deux individus.
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