L’industrie du disque réclame au moins 1 milliard de dollars $US à Limewire
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La Recording Industry Association of America (RIAA), qui défend les intérêts de l’industrie du disque aux États-Unis, réclame un milliard de dollars américains de dommages et intérêts à Limewire.
Au terme d’une poursuite qui a débuté en 2006, les éditeurs du service de partage de fichiers ont été reconnus coupables le mois dernier de violation de droits d’auteur et d’incitation au téléchargement illégal aux dépens de treize maisons de disques, dont Sony Music et Motown Record, représentés par la RIAA.
Un mois plus tard, la juge Kimba Wood qui a traité l’affaire estime que «la valeur des dommages et intérêts statutaires attribués dans ce cas pourrait facilement être de quelques centaines de millions de dollars si non plus d’un milliard de dollars». La RIAA exige en fait 150 000 dollars par morceau piraté.
Pour François Lemay, animateur de Bande à Part et observateur de l’industrie musicale, il s’agit d’une demande complètement déraisonnable qui démontre que l’industrie du disque est désespérée et n’accepte pas le virage numérique. Selon lui, les moins de 20 ans n’ont globalement jamais payé pour de la musique et ne commenceront pas à le faire à mesure qu’on tentera de les sanctionner. Ils sont par contre prêts à délier les cordons de leur bourse pour voir des concerts.
«On va peut-être retourner à une ère où les artistes vont faire de l’argent grâce à leurs spectacles. Leurs disques leur serviront alors de carte de visite pour vendre des billets», explique-t-il. Quelques groupes, comme Radiohead et Misteur Valaire, ont d’ailleurs tenté l’expérience. Néanmoins, tout comme Limewire, ils sont vus d’un mauvais œil par l’industrie du disque, car cela signifie qu’elle perd simplement son gagne-pain, souligne François Lemay.
Source: benefice-net.branchez-vous.com






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