Un autre angle : Affaire Villanueva
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Je réagis suite à cet article incomplet – www.cyberpresse.ca/dossiers/villanueva-lenquete/201007/14/01-4298203-la-cousine-de-fredy-relate-les-derniers-moments.php
Après des semaines d’absence, j’ai pu assister à une partie de l’audience publique sur l’affaire Villanueva. J’invite tout ceux intéressés à «bypasser» le désintérêt journalistique à faire de même dans les dossiers qui les interpelle. Ce que l’article de journal ci-haut ne dit pas c’est que Martha Villanueva, cousine de Dany et Fredy Villanueva a apporté, dans le cadre de son témoignage, un angle rafraichissant à la définition de ce qu’est un Gang de rue. Martha Villanueva s’est fait demander la définition de ce qu’était un Gang de rue et elle a pris le soin de dire que sa définition d’un «Gang de rue» n’avait rien à voir avec celle des policiers et des médias. Sa définition collait plutôt à celle qui était connue dans les quartiers populaires de Montréal.
Elle a déclaré que, selon elle, un gang de rue se résume à une bande de jeunes qui se tiennent ensemble dans la rue. Elle a utilisé l’expression «traine» dans la rue et a spécifié qu’ils ne sont pas nécessairement entrain de commettre des délits même si il y a l’identification à une couleur et même si la personne fait des signes devant une caméra photo. Cette précision contredit la thèse soutenue et médiatisé par les corps policiers qui tiennent à criminaliser la notion de Gang de rue à tout prix. Ainsi, un jeune associé à un Gang de rue est etiqueté et stigmatisé pour assez longtemps merci. Certes, certains jeunes se tenant en bande ou en solo, commettent des délits et doivent purger leurs peines, mais la criminalisation du terme galvaudé «Gang de rue» et des signes associés aux Gangs de rues est une autre forme de désinformation.
Tout au long du témoignage, Martha a réitéré que la policière Pilotte, collègue du policier Lapointe, n’a rien fait de particulier à part le moment où elle s’est déplacé pour aller tenir les pieds de Dany Villanueva lorsque le policer Lapointe était couché sur ce dernier. Elle a précisé qu’elle et Fredy était côte à côte à une distance d’environ plus de 2m du policier Lapointe entrain de demander au policier Lapointe «Pourquoi tu le fais ça? Pourquoi tu le pitches à terre comme ça?». Martha et Fredy étaient les plus près de Dany et le policier Lapointe, mais pas assez près pour le toucher ou représenter une menace pour lui, selon les dires de Martha. Les autres jeunes étaient plus loin et personne n’insultait les policiers ou s’approchaient d’eux… Elle a vu l’arme du policier faire un balayage et s’arrêter dans sa direction pour finir sur Fredy qui s’est affaissé sur le dos en tombant droit au sol. Martha a aussi relaté qu’elle était la seule à porter assistance à Fredy dans les minutes qui ont suivis les tirs de son tueur, le policier Lapointe. Elle était sous le choc et tentait de convaincre Fredy qu’il devait rester en vie pour aller à la fête de son cousin qui était le lendemain. Elle a ajouté :
« J’ai jamais vu quelqu’un l’aider. J’ai vu quelqu’un m’enlever…. Une policière avec les cheveux bruns foncés…»
Cette policière est venue et lui a ordonné à maintes reprises de s’enlever pour finalement la menacer qu’elle serait mis en état d’arrestation si elle ne quittait pas les cotés de Fredy. Martha, étant sous le choc, a été emmené dans un hôpital, le même où avait été emmené Fredy. Elle était tellement surprise par les événements qu’elle a demandé à une infirmière
«Est-ce qu’il s’agissait de vrais balles?»
L’infirmière lui a répondu :
«Qui a tiré?»
et Martha a dit que les coups de feu provenaient des policiers. Alors, l’infirmière lui a dit :
«…ce sont des vrais balles…»
On lui a fait plusieurs tests pour ensuite l’emmener en interrogation. Alors qu’elle a demandé à avoir des nouvelles de son cousin, on a refusé de lui fournir des informations. Elle a demandé à le voir et les policiers lui ont interdit de se rendre dans la section où il était situé… Son interrogatoire a fini aux petites heures du matin, interrompu que par ses propres sanglots, sans pause formelle. Là encore, aucunes nouvelles de son cousin. Elle entendait par contre des bruits dans le couloir, ceux d’un des amis de Fredy qui criait… Une fois sortie de son interrogatoire, elle a appris, de la mère d’un des amis de Fredy, que Fredy était mort…
Hello! Dates d’audience à la salle 5.15 du Palais de justice JUILLET : 13-14-15-16-19-20-21-22-23-26-27-28-29-30 AOUT : aucune date SEPTEMBRE : 13-14-15-16-17-22-27-28-29-30 OCTOBRE : 1-4-5-7-8-18-21-22-25-26-27-28-29 NOVEMBRE : 1-2-3-8-9-10-15-16-18-19-22-23-24-25-26-29-30 DECEMBRE : 1-2-3
Ricardo Lamour






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